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  • Eric

Dassault de la saint valentin :


Petite mine aujourd'hui, celle de lendemain de défaite cuisante. Le corps concassé rappelle combien le combat fût rude. Combien la condition physique n'est pas véritablement l'apanage de vétérans subitement retombés les crampons sur terre. Tant mieux d'ailleurs. Si on se croyait arrivé, tout prouve que nous sommes loin du compte. Après tout un peu d'humilité ne fait de mal à personne. Par ou commencer messieurs ? Car je vous dois la vérité. Hier soir dès la troisième minute de temps de jeu, j'étais déjà en apnée. Juvénile comme dirait certains boute-en-train. C'est la première fois, et la dernière je l'espère, que peu de souvenirs me reviennent en mémoire. Ce ne sont pas les 32 secondes passées sur le banc de touche, soi-disant pour souffler un peu, qui arrangeront mon analyse. Pour résumer donc : face à une équipe de Dassault solide, réaliste, efficace, joueuse, entraînée (!), nous n'aurons mené que l'espace de 5 mn, grâce à un essai de 40 m, je vous le donne en mille, de ?, de ?, (qui a dit Eric Pauly ?), de ?, Forest of course. Ce après quoi nos adversaires, profitant de nos errements, nous posent coup sur coup trois banderilles bien placées. Mi-temps 3 à 1 pour les séides de l'avionneur. Qui dès l'entame de la seconde période vont nous prendre ... d'assaut (ouaf !), à coup de Rafale (re-ouaf !). Nos avants subissent la marée bleue et blanche, endiguent, écopent, colmatent, mais ne peuvent contrecarrer les nombreuses cocottes adverses, ni mettre la main sur cette maudite bechigue, subissant des départs lancés éprouvants pour tous les organismes. Petite parenthèse : nous étions 17 hier soir. Quant la bise fût venue, quand bien même que ce fût la Saint-Valentin, tout ceci ne me semble pas très sérieux en terme d'investissement de la part des absents. Deuxièmement, à cette période de l'année, nous subissons le contre-coup d'entraînements manqués, il est vrai par la neige, Noël, les vacances scolaires et tout le toutim. Bilan, l'échelle de nos conditions physiques respectives débutent à médiocre pour finir à très, très, très, franchement nulles ! Va falloir s'y remettre les gars. Au final, nous perdons sur le score de 5 à 2. Notons tout de même un magnifique essai de notre part, parti d'un contre initié par Thierry Lausseur, grand avaleur d'espace sur le coup, qui libère bien la balle grâce au soutien ... d'un partenaire, avant que les 3/4, avec Cyril Bellot en figure de proue, n'en fassent une excellente utilisation. Il me semble, mais peut-être me trompe-je ?, que Frédéric Dumas applatit en terre promise. Des ¾ soit dit en passant, sevrés de ballons durant la partie, presque confinés au rang de spectateurs. Désolé les amis. Des motifs de franche rigolade, heureusement, il y eût, manière d'égayer un peu ce compte-rendu fadasse. Pour la première fois, les Old Blacks alignaient un pack de Boks : 940 kg pour 8 bonshommes. Après les sorties d'Eric Pauly et Momo, remplacés par Tutu, 62 kg, dont 48 d'Elastoplast, et Laurent Lecat 1, 66 m, ce fût plutôt un pack de malgaches, retombés à 286 kg ! Wonder, présent parmi la foule (6 spectateurs d'après Tiburce, 2 et demi selon la mairie) mais blessé (déchirure musculaire, un comble pour quelqu'un qui n'a pas de muscles !) en bon émule de Patrick Bruel s'est cassé la voix à nous encourager, balançant même des « sortie ouvert » digne d'un grand demi de mélée qu'il sera peut-être avec des muscles. Rappelons pour les plus béotiens d'entre-nous que Wonder ouvre d'ici la fin du mois un Mc Do / Milk Bar à Labrède, inauguration prévue avec José Bové comme parrain. Mention à Laurent Lecat, roi de la tchatche en match, capable d'établir un devis chiffré en euros et en roubles, pour la pose d'une baie vitré tout en alu, avec un adversaire dans l'alignement en touche. A noter aussi que nous avons fourni à nos visiteurs d'un soir, outre l'hospitalité coutumière, un arbitre agrée (par on se sait trop qui d'ailleurs) en la personne de Jean Bouroumeau. Ayant bien prévenu d'emblée les 2 équipes, qu'il n'y voyait rien dans l'obscurité, nous avons pu le constater : coups de sifflets timides, voix inaudible, il accorde le quatrième essai alors que : 1) Tiburce signalait, dans son dos certes, une touche depuis 3 mn. 2) le présumé marqueur aplatit sur la ligne des 5 m ! Il s'en est fallu de peu pour que notre coach ne démissionne pour la 774ème fois de la saison. Autre particularité, relevé par Jean cette fois, je cite : « il y a eu à un moment donné un temps de jeu interminable, j'ai noté, voyons voir, ah voilà, de 21 mn. » Et pour cause !, planté au milieu du terrain, immobile, le sifflet en bandoulière, il n'a pas remarqué que cela faisait un quart d'heure que nous étions sous la douche, déjà au comptoir pour certains, pendant que Dassault effectuait quelques tours de décrassage ! Sacré Jean ! Pour conclure, mention bien tout de même à tous les Old Blacks (emmenés par leur capitaine du jour : Tutu), qui malgré l'ampleur du score n'ont rien lâché, ont fait preuve d'un coeur énorme en brassant des tonnes de barbaques que n'aurait pas désapprouvé notre sponsor (Harinordoquy bien sûr), en faisant corps, don de leurs corps pour certains, témoignant par là même un joli sentiment d'orgueil et de fierté. Il n'y a pas de honte à s'avouer vaincu face à plus fort que soi. C'est ce que certaines équipes apprendront bientôt en nous rencontrant. Bien à vous tous.


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