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Les Oldblacks au Pays de la reine....


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The D DAY,

Depuis plusieurs mois au QG de la PCRT se préparent les plans du débarquement en terre British (pour une fois qu’on peut refaire l’histoire à l’envers…), pour cela beaucoup d’élixir vert fut ingéré comme une potion magique afin d’aller défier le Rosbeef bien tendre dans lequel il est resté un Os… mais on ne le savait pas encore !!!

L’ordre de départ est donné aux troupes, les soldats valeureux, leurs valises prêtes les vivres emmitouflées dans des valises diplomatiques (Camemberts, vins, saucissons….) prennent leurs derniers repas de la journée avant de décoller, et festoient avec pudeur autour d’entrecôtes et bières, les regards presque inquiets de savoir ce qu’ils allaient trouver outre-manche…

L’embarquement dans les charrettes modernes qui nous amènent vers le tarmac, arrivant en groupe comme un seul homme à la porte des frontières de la nouvelle Europe….

Mais là stupeur… notre Blablacar habitué à partir sous d’autres latitudes plus exotiques, n’a pas pris le sac à mains qui va en cabine et se retrouve à devoir payer un supplément… (Mince des pintes en moins à boire….)

Les contrôles aux frontières se passent dans la joie et la bonne humeur la foule en délire nous regarde et nous admire, même parfois engage la discussion comme si nous étions des héros malgré nous…. Et dans l’anti- chambre de l’embarquement nous ne pouvons résister à lifter une compatriote comme si nous répétions nos gammes mais qui pour elle était comme si elle s’élevait pour toucher …. que dalle….

Nous embarquons enfin, chacun à nos places, certains mieux placés que d’autres s’improvisent dans des selfies pour faire croire que, mais pas nous ;-) d’autres cherchent le repos, et de façon général tous impatients d’atterrir pour respirer l’air du corned beef so british.

Mais là juste avant de quitter l’aéroport pour rejoindre notre campement, Blablacar arrive le regard vide, perdu, cherchant sa carte d’identité joliment mise dans un porte carte autour du cou comme nos écoliers : « Personne a ma carte d’identité ? » Kung Fu Panda lui avait fait une farce… de cochon….

A partir de ce moment nous commencions pour la majorité d’entre nous à avoir envie de manger en pensant à notre valise diplomatique…. Mais le Hic…. Pas de srew wine… alors nous avons dû faire patienter la meute affamée en parlant cuisine…

Arrivés à Victoria Station nous passons aux portiques pour sortir de la gare…. Mais notre fil rouge Blablacar avait laissé son ticket dans le train… Campet en guide avisé lui ouvre les portes….

En rang déstructuré, une petite marche de la gare jusqu’à l’auberge où l’accueil fut de boire la première pinte contre le paiement des chambres collectives mixtes avec des tri-lits superposés …

Pour mémoire nous n’avons toujours pas fait la collation… depuis le départ du matin, pour certains les crocs affûtés commencent à se faire sentir, pour d’autres la bave inonde la bouche…. Aux odeurs de la cuisine anglaise que pouvait laisser penser la carte du bar lounge en la lisant….

Aller première mission de la journée : trouver de quoi ripailler et festoyer tout en faisant les Chinois made in France à Londres….

Après Westminster, Big Ben, Scotland Yard, et la pluie écossaise en Angleterre…

Trafalgar square, un pub qui affiche le Fish and Cheeps…

yesss enfin nous allons nous remplir la panse, mais avant passage obligé par l’incontournable Pinte, certains la préfère blonde d’autres ambrée au gout de café… Tous assis dans une pièce telle au fond de la cale du bateau, nous commandons, car oui en Angleterre le personnel ne prend pas la commande à table, alors notre Campet s’improvise tavernier et prend nos commandes sauf que lui ne savait pas encore qu’il aurait surement du prendre 2 assiettes, une pour la mettre par terre et l’autre pour manger ;-)…. S’ensuit un début de bataille de petit pois, on s’en fout on est chez nous…

Le repas expédié notre balade touristique continue, on arrive devant l’ambassade de New Zeland….

Comme un grâle, un HAKA improvisé s’impose et tous derrière Groin nous délivrons le KAPA o PONGO, les passants s’arrêtent et nous regardent émerveillés prenant des photos, c’est sûr, l’espace d’un instant on était des Old Blacks….

Puis direction Picadelly circus pour aller dans un Pub Irlandais au pays de la reine, arrivant devant M&M’s world notre Bank la peau du ventre pas assez tendue veut nous diriger vers le Mc DO du coin pour un dessert, afin de vérifier si le chocolat fondu des glaces est au fond au lieu de dessus comme en France…. Ils conduisent bien à Gauche alors pourquoi pas ???

Mais les irréductibles Oldblacks voulant en découdre avec la Pinte se dirigent vers le temple des Pub et laisse Bank à la conquête du Mc do.

En passant par une petite porte, au porte de China town, nous descendons dans une cathédrale où la musique et la bière…. et le whisky sont les seuls garant de nous prendre quelques livres, (précision ce ne sont pas les mêmes dont Beck nous parle depuis le départ…. Blague pourrie) ,

Nous buvons, pissons dans des sceaux, dansons et l’heure d’aller se coucher arrive…. Et là les pieds déjà fatigués de notre balade s’entendent dire…. Bon allez 40 min de marche…. Et oui le Oldblack est sportif….

Nous arrivons enfin au bivouac, chambre mixte, certains dormant profondément dans leur sac de couchage, étrangers à notre équipe, mais nous on s’en fout …. On est chez nous.

Knacki escaladant l’Everest du lit Tri-superposé se retrouve alors qu’il n’était pas assuré du troisième étage au second…. Il est passé au travers… bien sûr on rit, on réveille mais on s’en fout on est chez nous.

Comme les Anglais sont très « proutocolés » ils ne mettent pas de volets aux fenêtres donc 6h30 les yeux ouverts certains descendent pour prendre le petit déj… on s’attendait au breakfirst, mais rien juste du café en poudre, des céréales dans des tuper de vieilles, bref pas de quoi nous remplir la panse, avant d’aller au combat, il nous reste heureusement du temps et nous voilà partis pour faire les emplettes souvenirs pour les uns et pour les autres…. Enfin pour au moins 3 manger un vrai Breakfirst avec des Bakend Beans, du bacon et des œufs….

L’heure d’embarquer pour rejoindre le champ de bataille sonne…

Nous sommes accueillis par le Capitaine de nos Hôtes, un ancien vrai All black nous apprendrons plus tard, et le fameux Dr House qui ausculte avec une pinte dans la main droite et une béquille dans la main Gauche en gardant toujours l’équilibre….​​

En compensant avec des litres de bières et peut être des substances que nous qualifierons ici d’illicites…

Nous sommes dans les vestiaires, le regard concentré, la tête sur le pré, en écoutant notre Guy Groin que d’autres, en une autre époque avaient osé appeler Moquet….

Nous écoutons la sage parole, qui nous galvanise, parce que nous sommes OLDBLACKS….

Et nous voilà libérés vers le stade qui se trouve à des kilomètres (environ 150m) car là-bas… tout est neuf et tout est sauvage… oulala je m’égare, la plaine des sports ce n’est pas moins de 7 terrains de rugby espacés… un truc de ouf…

Nous commençons l’échauffement en gardant un œil avisé sur l’adversaire, épais, grand et surtout une qualité de passe à faire pâlir tous les marquis de Sade….

Ça y est l’arbitre, un Français d’un Père Breton et d’une mère Maori parlant FranGlais, donne le coup d’envoi et lâche les fauves, les combattants, les soldats de l’impossible (parce que pas français)…

Nous avons compris leurs jeux, le pilonnage par le centre, nous résistons, ils ne passent pas, nous avons érigé le mur de la Manche… mais La raie se blesse au bout de 15min devant repositionner les troupes sur le terrain et là commence le festival de Woodstock, on se fait traverser, nos transmissions ne fonctionnent pas mais le cœur au combat est là.

On prend un essai, puis 2… mais nous rendons les coups, ils nous envoient leur 8, gros comme un Goliath mais tel David nous le stoppons, alors sur une récupération que seul notre Groin en a le secret, il gratte le ballon sort, il est transmis sur le côté et Knacki, part aplatir en terre promise.

La joie est de courte durée, et nous subissons de nouveau, faut dire que les bougres d’anglais ont du métier et du jeu, ils grattent partout, passent par les côtés, contournent les Ruck, bref un pléonasme, l’anglais triche…. Ou plutôt il exploite le jeu…

Et voilà que sur une nouvelle libération le ballon arrive à Beck, devant lui un couloir, il part telle un cheval au galop mais il n’avait pas dételé la charrue et prend sur le râble une horde de British affamée voulant se faire le Frenchi et se fait plaqué sauvagement en partant en touche la tête allant caressée les bidons d’eau… il se tient la tête, il me semble même entendre un petit crissement de voix, et du sang sur ses mains…. et son oreille… mais fausse alerte ce n’était pas son sang…. Le jeu reprend.

On assiste sur le bord de la touche à un vrai combat comme à l’époque de la guerre de 100 ans, on se rend coup pour coup. La deuxième mi-temps commence et notre granule demande et insiste pour venir toucher le ballon, on explique à l’arbitre et aux joueurs d’en face qu’il ne faut pas le plaquer ni le toucher… il ne faudrait pas qu’il se retrouve avec un nouveau corsé à roulette…

Ils avaient alors repéré la faille et ils se sont engouffrés dans celle-ci à 2 ou 3 reprises pour aller marquer des essais…

Nous tournons sur le terrain, certains se blessent sans gravité, Mimi prend une manchette, Poulpe se fait écraser un tentacule jambière… et comme si nous n’étions pas assez réveillés par la déculotté que nous prenions, voilà que les nuages venant surement d’Ecosse déversent un abat d’eau avec des gouttes grosses comme des flacons… ça a duré environ 5 min… nous venions de comprendre pourquoi les pelouses sont vertes au pays de Queen Mum.

Le match continu et sur la dernière action, sur une passe qui arrive sur Chipiron l’arbitre siffle la fin du match après qu’il est mis le pied en touche, nous avons perdu.

Revoilà Dr HOUSE ayant écumé déjà pas mal de Pinte, sur le parvis du club house, devant le champ où nous venions de livrer bataille, le soleil est là faisant cache-cache avec les nuages, les premières bières pour gommer nos douleurs nous sont offertes.

S’en suit une réception grandiose, Sir Albator notre capitaine du jour se lance dans un discours improvisé en Anglais pour remercier nos hôtes et leurs offrir nos produits locaux, vins, cannelés, en échange nous recevons leur blason, et comme si nous n’avions pas assez de la défaite, ils nous défient sur un jeu simple, finir une Pinte le plus vite possible… nous pouvons l’affirmer l’Anglais n’a pas de clapet entre l’estomac et le fond de la gorge…. Ils nous ont mis minable et à plusieurs reprise.

La journée se déroula avec des discussions sur le rugby pour apprendre quand même qu’on les avait fait douter au moins les 15 premières minutes du match…

Le temps passant nous avions trouvé un langage international, nous parlions tous Beerglais… sauf notre docteur house : Tu vious du coke ?....pensant que c’était du coca….

Comme l’Anglais voulait quand même nous défier sur la mêlée, parce que nous ne poussons dans nos matchs sur notre sol, on s’improvise alors ce défi sur l’herbe et aux commandements : Crouch, touch, set, et dans un râle, nous les avons poussée et fait reculé….

Sauf que dans l’histoire notre groin perdit un caleçon… puis un deuxième… l’Anglais est aussi taquin.

L’heure de la migration sonne, nos Hôtes nous amènent en taxi dans un Pub de Wimbledon, un lieu très sympathique, avec du monde….

Le groupe était dans l’antre du Pub attendant le dernier taxi où un convoi exceptionnel avait été constitué dans un coupé-cabriolet, Knacki et Le Poulpe et Campet à l’arrière….

Ce dernier entrant dans le Pub permet de lancer à la troupe une Marseillaise chez les Anglais, dans leur fief, on s’en fout on est chez nous…

Leur fairplay a été de finir de la chanter avec nous, et tout le Pub était devenu un seul homme rythmé par : Aux armes citoyens, formez vos bataillons….

Que c’était bon….

Les pintes s’enchainaient, venant d’on ne sait qui… certains dansaientt devant le concert sur le dance floor, d’autres chantaientt dehors avec nos anglais du jour à essayer de leur apprendre des chants Basques que notre Campet connaissait le répertoire, des compatriotes entendant la langue de Molière venaient se joindre à nous, l’Europe, la communion des peuples étaient là.

La retraite sur le champ de bataille du jour sonne, mais il était trop tôt pour un petit groupe qui voulait faire une prolongation, mais vers 2h nous étions tous rentrés, et devant l’auberge qui nous hébergeait, à défaut de gouter du Gouda on a mangé du camembert et du saucisson.

La nuit passe, le matin l’heure est au départ, chacun avec nos bobos de la veille, le plus marqué… Beck le nez rougit, boitant.

On arrive à l’aéroport et avant de repasser la frontière de l’aéroport il nous manquait notre fil rouge…. Mais où est passé Blablacar ?

Dans l’avion nous étions beaucoup, beaucoup plus calme, la moral de ce retour dans l’avion c’est que l’hiver prochain sera très froid, parce que beaucoup d’Oldblacks ont coupé du bois….

De bons souvenirs, un groupe génial, des hôtes exceptionnels, un temps printanier, tous les ingrédients pour avoir passé un excellent séjour.

Merci à tous ceux qui ont contribué à l’organisation…


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