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Et le brouillard fut...


Première joute de la saison 2017 / 2018 pour nos couleurs, ce mardi 21 novembre, sur la pelouse devenue quasiment impeccable du terrain annexe de Sainte-Germaine. 19 présents heureusement entourés par une noria d’éclopés qui ne ménageront pas leur encouragement durant la partie. Saluons donc la présence de Mum, Mineur, Scipion, Zizou, Chipiron, qui constitueront à eux seuls le maigre public.

Temps brouillardeux. Ce qui gâchera la vision du match tant on ne devinait pas trop qui faisait quoi à l’autre extrémité du terrain. 21 h 04, début des hostilités. Premier acte équilibré avec un ascendant des Blacks en termes d’occupation du terrain et de possession de balle. Devant, on contrecarre toutes velléités adverses. Derrière on dresse les barbelés. Problème : on manque de pragmatisme sur nos temps forts. Si on s’approche souvent de leurs 22, rarement nous parvenons à aller plus loin. La faute à un sempiternel grain de sable dans la machine qui annihile notre progression. Dommage car nous allons payer le prix fort de tant de débauche d’énergie : 2 / 0 à la mi-temps. Sur le dernier essai, juste avant les oranges, nous perdons notre seul demi de mêlée, la Teigne, le genou dans la boîte-à-gant. À noter que durant ce premier acte, Jipi, notre couteau suisse catalan indépendant aura évolué en 11, 15 puis 9. Si ce n’est pas de la poly-aptitude, je n’y connais rien !

Mi-temps. Discours des coachs. Rassurant. Y-a matière à garder espoir devant notre prestation presque aboutie.

Second acte sifflé à 21 h 42. Le brouillard persiste, le fond de l’air est humide. On prend les mêmes et on recommence. Même emprise sur la partie. Dans leurs 22, une passe de Cruchot dans les chaussettes amène le troisième essai en contre. Cruel. Il faut dire que nos hôtes ont de sacrées mobylettes à l’arrière. Une fois lancées difficile de s’accrocher ne serait-ce qu’aux sacoches. On tangue sans jamais renoncer. Là est notre mérite. Mais déjà on sent qu’on évolue deux crans en dessous. Les organismes souffrent, la lucidité vient à manquer, le jeu se veut plus décousu. Si Cruchot se démène comme un beau diable, le dernier geste demeure toujours aléatoire. Knacki, d’ordinaire perce-muraille trouve porte close, multipliant faute de main, de goût et de caractère. Romano est confiné aux basses œuvres l’empêchant de déployer son savoir-faire. Nos leaders s’emploient, s’escriment, tentent, entraînant l’équipe dans leur sillage, mais rien n’y fait. La défense adverse est aussi hermétique que dense. Nos vagues offensives successives s’échouent sur la grève de nos espoirs. Surgit alors le gros temps, la tempête, le passage à vide du Cap Horn. Les déferlantes bordelaises sont autant de lames de fond qui emportent nos ultimes espoirs. 21 h 56, 21 h 58, 22 h 02, puis deux autres encore, aboutissent à autant d’essais concédés, le plus souvent en contre-attaque ou via une interception. Sans user de pudeur de gazelle digne de Campet, l’honnêteté oblige à indiquer le score : 8 / 0. La messe est dite.

Il convient de souligner, pour conclure, combien l’arbitrage fût parfait. Il en résulta une rencontre agréable à vivre, disputée dans un excellent contexte. Cette première défaite nous montre le travail à accomplir. Rien d’alarmant. Vous fûtes 19 valeureux à qui il faut rendre un bel hommage.

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